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Dimanche 25 mars 7 25 /03 /Mars 09:35

Le Carême est bien entamé ; la mission bat son plein ! On peut dire que cette année, la mission vient revisiter notre Carême. Nous étions habitués à trois axes bien lisses et bien polis : prière, jeûne et partage. Nous avons décidé cette fois-ci, de prendre notre bâton de pèlerin et d’aller vers les autres, à sortir de nos quiétudes et de nos peurs pour rejoindre quelque(s) fragilisé(s) de ce monde. Certes nos rencontres veulent être gratuites, désintéressées, respectueuses de leur histoire et de leur cheminement mais si un dialogue plus profond s’engage, nous savons que nous avons à leur annoncer Jésus-Christ. Nous avons avant tout à leur témoigner que Dieu les aime, passionnément, à la folie …Alors la première question que nous avons tous à nous poser est de vérifier où nous en sommes aujourd’hui.

Tous nous nous retrouvons dans cette phrase de l’Evangile : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé ».

Le Christ en croix est espérance de l’homme ! Ce n’est pas pour rien que nous affichons la croix, qu’elle entre dans nos maisons et peuple encore nos cimetières et s’impose aux croisées des chemins. Le Christ en croix est notre unique espoir ! Il dit ainsi l’amour extrême de Dieu. Comme nous nous l’a dit st Paul tout à l’heure, « Nous qui étions des morts à cause de  notre péché, il nous fait revivre par le Christ ». Dieu nous a comblés, en son Fils, de la richesse de la grâce, de sa puissance.

Si nous sommes convaincus de cela, nous ne pouvons pas nous taire ! D’autres, beaucoup d’autres, autour de nous ne le savent pas. Ils sont comme en exil, pauvres, errants, seuls révoltés, peut-être… à la manière de ce peuple de Dieu que la guerre avait expatrié à Babylone et qui attendait la lumière de Jérusalem.

Que devons nous faire ? Nous voiler la face ? Les ignorer ? Compatir ? Les plaindre ? Quelle infidélité à notre Baptême ce serait ! N’y a-t-il pas mieux à faire ? …En paroisse, nous avons choisi de les rencontrer, de leur dire notre amitié et, quand c’est possible, de faire un pas de plus. Dimanche dernier, à Landouges, notre Evêque nous a interpellés de main de maitre. Il a dit :

« Aujourd'hui, dans la mission paroissiale, nous sommes invités à devenir à la fois auditeurs et annonceurs de cette bonne nouvelle. La mission qui vient à nous a déjà quelque chose de déstabilisant : accepter qu'on a toujours à recevoir l'Evangile à neuf, c'est reconnaître qu'on ne l'a jamais vraiment accueilli, ou que l'on n'a jamais fini de l'accueillir. Mais accepter de participer à la mission, comme annonceur, comme acteur, c'est encore plus provoquant, car cela exige de choisir en vérité. Soit nous nous situons comme des chrétiens accomplis, qui vont faire fonctionner la "machine communautaire", soit nous nous abandonnons au souffle de l'Esprit de Pentecôte, qui va nous entraîner, on ne sait pas trop où ni comment, pour annoncer Jésus Christ ressuscité » 

Voilà tout est dit et bien dit ! À l’heure où des femmes et des hommes mouillent leur chemise pour gagner nos voix, allons-nous les imiter pour gagner des voix à Jésus-Christ ? Qu’allons-nous faire pour qu’il soit connu, aimé et choisi comme l’unique bonheur de l’homme ?

 Tel est l’enjeu de l’évangélisation. Tel est notre défi !

 

Jean-Pierre Renouard cm

Par paroissesainteblandine - Publié dans : Homélies
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