Partager l'article ! Joie de Noël : Dieu vient à nous: Jour de Noël, 25 décembre 2011 Ces derniers jours, peut-être vous êtes-vous trouvés mêlés à ...
Jour de Noël, 25 décembre 2011
Ces derniers jours, peut-être vous êtes-vous trouvés mêlés à la foule, qui parcourait les rues et les rayons, pour trouver de quoi compléter la fête. Qui, une dinde à rôtir ; qui, un I-pad à offrir… vous m’avez peut-être alors aperçu au centre-ville, jeudi après-midi… J’étais impressionné par le fourmillement humain… Et tout en avançant, heureux d’avoir trouvé ce que je cherchais, j’entendais les gens bavarder, et une dame dire à sa compagne : « ce n’est plus la fête des enfants, ce n’est que de la consommation ! » C’est vrai, on pourrait s’y perdre, et ne plus savoir ce qu’on fait. Cette semaine d’ailleurs, une émission TV a remis en avant la question de la date de naissance de Jésus. L’ombre d’un doute descend sur le 25 décembre de l’an 0. Je ne sais pas si vous l’aviez déjà entendu dire, mais il est admis, quasiment par tous, à partir des travaux d’historiens, que Jésus n’est pas né ce jour-là. Que nous importe ! L’essentiel pour nous, c’est qu’il est effectivement né, un jour de notre temps, sur cette terre ! Rassurez-vous, je ne suis pas en recherche éperdue de repères, mais ces deux questionnements que j’ai entendus au cours de la semaine m’interpellent sur ce qu’est Noël. Finalement, qu’est-ce que nous fêtons quand nous fêtons Noël ?
Chaque 25 décembre, les chrétiens fêtent Noël, la Nativité du Seigneur Jésus. Pourquoi ce jour-là depuis l’an 353 ? Il s’agissait auparavant d’une fête païenne du retour du soleil, et les chrétiens se sont appropriés cette date. Ils y ont reconnu un sens : la promesse du passage des ténèbres à la lumière. A Noël, nous fêtons la lumière promise qui traverse les ténèbres, telle que l’Evangéliste Saint Jean nous aide à la contempler : « Le Verbe était la vraie lumière, qui éclaire tous les hommes en venant dans le monde ». Par sa venue dans le monde, son Verbe naissant comme un homme parmi les hommes, Dieu se fait proche, et il peut ainsi se faire connaître. Comment l’homme, le terrien ancré dans l’histoire, pourrait-il arriver à connaître celui qui était au Commencement ? Cette rencontre ne pouvait venir que de lui, et il s’est engagé sur ce chemin. D’abord avec Israël. Puis, il y a eu une étape décisive, avec Jésus. « Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes … dans ces jours où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils ». Dieu nous a parlé par ce Fils, affirme l’auteur de la lettre aux Hébreux, et tous les chrétiens à sa suite, jusqu’à aujourd’hui. Nous recevons Jésus – cet enfant né, un jour de notre temps, d’une jeune vierge appelée Marie – nous recevons Jésus comme la Parole que Dieu nous adresse, pour nous guider dans les ténèbres de souffrances et de crises que connaissent nos vies. Grâce à lui, ne commençons-nous pas à y voir un peu plus clair dans notre existence ?! Nous nous retrouvons entrainés dans un style de vie particulier, fondé sur son amour, qui permet de dépasser le mal et la mort. Jésus, Verbe de Dieu, nous aide à connaître, et à reconnaître, celui qui donne la vie. Noël, c’est la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus Verbe de Dieu, et c’est, dans sa suite, la Bonne Nouvelle de notre naissance possible à la vie de Dieu.
Risquerions-nous alors de perdre Noël dans la consommation, dans les recherches historiques ? Si nous recevons Jésus comme cette Bonne Nouvelle de la naissance pour nous, il n’en tient qu’à nous, ici à Limoges, et maintenant 25 décembre 2011, à le faire connaître. Imaginons un peu, les gens, de l’autre côté de l’Aurence, regardant de ce côté-ci de Landouge et disant : « Comme il est beau de voir courir sur les montagnes le messager qui annonce la paix, le messager de la bonne nouvelle, qui annonce le salut, celui qui vient dire à la cité … » de Limoges : « aujourd’hui un sauveur nous est né ! C’est le Christ, le Seigneur ».
Aujourd’hui, nous nous rassemblons en Eglise pour célébrer la naissance de Jésus. Peut-être allons-nous partager, après la messe, en famille, entre amis, un bon repas, un beau cadeau. Pour poursuivre de vivre de Noël, nous ne pourrons pas organiser chaque jour des banquets, ce ne serait bon ni pour notre santé, ni pour notre porte-monnaie. Mais nous pouvons vivre cette joie qui se ranime aujourd’hui, en la propageant au monde. Notre joie grandit de la joie qu’elle éveille en l’autre. Au milieu de notre monde avec ses crises et ses souffrances, laissons briller, depuis nos propres familles et notre communauté paroissiale, la lumière de cette Bonne Nouvelle. Landouge est bien situé pour que cette lumière soit vue de loin. Rayonnons, tout simplement, par la joie reçue de cette Bonne Nouvelle de Jésus : Noël, c’est la vie de Dieu qui vient à nous.
Bonne et sainte fête de Noël à chacune et chacun, dans la lumière de Dieu auprès de nous !
Frédéric Pellefigue cm
Landouge, le 25 décembre 2011